Si vous venez en avril ou en mai en Baie de Somme, c’est l’occasion d’aller à la découverte du Marquenterre en Baie de Somme. Car c’est le retour des oiseaux migrateurs et la période de la nidification. En avril, c’est aussi un rendez-vous à 20 kilomètres à Berck, la capitale mondiale du Cerf-Volant.
Vous pouvez aussi y voir des Mouflons de Corse importés dans les années 1980, qui ressemblent à nos moutons de Soay
A la découverte du Marquenterre en Baie de Somme.
Son histoire

En 1950, Michel Jeanson, un agriculteur, veut agrandir son domaine et fait appel aux Hollandais, spécialistes de la création des polders pour gagner de la surface sur la mer.
En 1960, les premières tulipes et jacinthes sortent de terre, mais face aux Hollandais, l’activité n’est plus rentable dans les années 1970.
Au vu de la présence de nombreux oiseaux sur les plans d’eau. Michel Jeanson se tourne vers les parcs et réserves d’Europe pour créer un parc pour accueillir tous ces oiseaux migrateurs. C’est en 1973 la naissance du Parc du Marquenterre. En 1986 le parc de 200 ha est cédé au Conservatoire du littoral et devient en 1994 une réserve naturelle d’État.
Depuis 2003, c’est le Syndicat mixte Baie de Somme-Grand littoral Picard qui est en charge de la gestion du parc.
Aujourd’hui avec le réchauffement climatique, avec l’élévation du niveau des océans. Ce problème devient une menace pour le parc. Ça devient un défi et les responsables mesurent déjà des changements sur la biologie des animaux. Depuis 1995, vous pouvez observer en période d’hivernage plus d’oiseaux et les départs vers le Sud se font de plus en plus tard.
Depuis son ouverture en 1973, on a recensé la présence de plus de 300 espèces d’oiseaux. Car pour regagner leurs sites de nidification en Scandinavie, les oiseaux longent le littoral depuis l’Afrique. La Baie de Somme est une halte idéale pour ces globe-trotteurs.
La gestion de l’eau, les vasières et divers lieux naturels du parc

La gestion de l’eau est un travail important pour le parc. Cette gestion est gérée grâce à un réseau de fossés et de vannes. Il faut aussi tenir compte du comportement des oiseaux et bien sûr de la météo.
Au printemps il faut faire attention aux poussins et donc maintenir un niveau bas de l’eau pour qu’ils puissent se nourrir facilement. En hiver c’est l’arrivée des canards plongeurs qui demande une remise en eau du parc.
Derrière la digue du Marquenterre, on trouve les vasières riches en invertébrés, la nourriture des oiseaux du marais. Les oiseaux trouvent refuge dans les vasières lors des grandes marées. C’est une zone de refuge pour les goélands, les grands cormorans.
Au-delà des vasières, on y trouve des prairies sèches et des bas-marais où vous pouvez y voir les oies cendrées, mais aussi le Henson, le cheval de la baie de Somme. Ou la vache écossaise, la Highland Cattle avec son allure de bison d’Europe.
Près du parc, un milieu boisé avec la présence des insectes pour le bonheur des oiseaux comme les fauvettes à tête noir.
A la découverte du Marquenterre en Baie de Somme et de ses occupants.
Les grands échassiers

Les grands échassiers présents dans le parc sont des migrateurs qui viennent se reproduire au printemps et en été. On y retrouve des oiseaux comme la cigogne qui se nourrit d’amphibiens, de rongeurs, d’insectes, de poissons et de petits oiseaux.
Les hérons comme le héron cendré, le héron garde-bœufs et le héron bihoreau. La spatule blanche, qui grâce à son bec plat, la « spatule », va filtrer l’eau à la recherche de crustacés. L’aigrette gazette et la grande aigrette qui nichent en colonie dans les arbres et les rosières. Avec ses grandes pattes, l’aigrette chasse les petits poissons et crustacés.
Les limicoles

Ces petits échassiers viennent de toute l’Europe et sont présents lors des grands coefficients de marée. Les limicoles ont comme point commun d’exploiter les vasières. La plupart quittent le parc pour aller en Afrique de l’Ouest. Chaque espèce de limicole présente une longueur de bec adaptée à la profondeur à laquelle leur proie favorite se cache dans la vase.
La famille des Limicoles compte environ 216 espèces, on peut voir au Marquenterre l’échasse blanche, l’huîtrier-pie ou la bécassine des marais.
Les palmipèdes

Parmi les plus connus, nous avons le cygne, les canards, la mouette. Mais aussi l’oie cendrée, le grand cormoran. Un palmipède est un oiseau aux pieds palmés avec trois familles.
- Les anatidés (canards, oies, cygnes…) ;
- Les anhimidés (kamichis) ;
- Les Anseranatidae (canaroie).
Les palmipèdes ont un cou plus long que les pattes et leur plumage revêt une sécrétion qui l’imperméabilise.
