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En tant qu’éleveur de moutons de Soay, même avec 5 moutons, voici un courrier envoyé à la Chambre de l’agriculture à Amiens face à la négligence des humains envers les mouflons de Corse qui n’ont rien à faire dans la Baie de Somme.
La Baie de Somme est un refuge pour les oiseaux, pour les phoques et d’autres animaux qui font partie du paysage depuis longtemps. L’homme les protège pour leur bien, mais aussi pour les touristes qui viennent de plus en plus en Baie de Somme les voir dans leur milieu naturel.
Mais il y a une autre espèce d’animal que l’homme a introduite dans les années 1980, c’estle mouflon de Corse, mouflon qui ressemble beaucoup à nos moutons de Soay.
J’ai découvert le mouton de Soay en revenant dans ma région d’origine, la Picardie, en 2024, et j’ai découvert en même temps qu’il y avait des mouflons de Corse en Baie de Somme. Comme vous le savez, ils ont été introduits en 1982 avec un lâcher de 10 individus et en 1984 avec un complément de 6 mâles, l’objectif étant soi-disant de remplacer le lièvre décimé par la myxomatose. Le lièvre est un animal de nos régions, mais le mouflon, je ne vois pas le rapport. Aujourd’hui, face au manque de maîtrise de l’animal, ils sont plus de 500. Pourquoi des mouflons de Corse ? Pourquoi ne pas avoir fait appel à cette époque à des bergers avec des chèvres pour l’entretien de la Baie de Somme qui font le même travail que les mouflons ? Est-ce que c’était la vraie raison ? Ou est-ce que c’était pour organiser des chasses privées ?
Nos moutons de Soay qu’on protège, car ils ne sont plus nombreux sur terre, et le mouflon de Corse, sont des animaux des îles qui se ressemblent. Le mouflon vit en montagne.
Aujourd’hui le mouflon de Corse dérange.
Il dérange les agriculteurs par le surnombre, comme l’a dit M. le maire de Saint-Quentin-en-Tourmont en mars 2026 : « Je voudrais signaler que de nombreux agriculteurs viennent régulièrement se plaindre en mairie face à la présence des mouflons mais également des sangliers. On est face à un problème important. Les mouflons détruisent les cultures et broutent blé, colza, seigle… À longueur de journée, un peu comme des vaches, et restent là toute l’année. « Aujourd’hui nous sommes dépassés ».
Pour nous c’est la même chose, on ne peut avoir que 1 mouton de Soay pour 1000 M² et pour les naissances nous devons faire attention à ne pas les mélanger avec d’autres types de moutons afin de protéger la race. Sinon on peut aussi se faire dépasser.
Pour le sanglier, c’est normal car il a toujours été présent dans notre région, mais pour le mouflon qui vit en montagne, il fallait y penser avant de l’introduire en Baie de Somme et la seule chose que l’homme trouve comme solution aujourd’hui, comme dit M. le maire, c’est d’organiser des battues pour les tuer au lieu de trouver des solutions pour les réintroduire dans leur milieu naturel, la montagne, limiter les naissances, ou pour éventuellement faire le nécessaire pour leur créer une zone réservée en Baie de Somme en suivant l’évolution.
Les responsables de cette situation
Les personnes qui ont introduit le mouflon en Baie de Somme et qui sont responsables de cette situation auraient dû penser à faire le nécessaire pour les régulariser avant de se faire déborder.
Pourquoi organiser un festival de l’Oiseau et de la nature en Baie de Somme si on ne respecte pas les autres animaux ? Et qu’on tue les mouflons de Corse qui n’ont rien demandé ?
A quoi ça sert de nous demander en tant qu’éleveurs, comme mon arrière-grand-père qui était berger à Miannay, un suivi de nos moutons si on organise un génocide d’une race qui lui ressemble ? Car le mouton de Soay est un mouton très résistant comme le mouflon, je ne suis pas contre la chasse, car il faut bien régulariser les espèces invasives comme le sanglier, les chevreuils, qui sont des animaux sauvages, qui ont toujours été présents dans nos régions, et qui font des ravages dans les cultures, mais dans le cas du mouflon présent en Baie de Somme depuis 1982, il n’est pas venu tout seul de Corse. Le problème, c’est que les responsables ne réfléchissent pas aux conséquences avant d’introduire un animal dans une région, et aujourd’hui les mouflons de Corse et les agriculteurs de la Somme subissent ce manque de responsabilité.
Avec le site Les Soay de Picardie, je vais faire appel à des articles de presse sur les moutons de Soay et sur les mouflons de Corse présents en Baie de Somme, afin de faire savoir aux touristes qu’il n’y a pas que des phoques, des oiseaux et qu’il faut trouver des solutions aujourd’hui face au nombre important de mouflons . J’aimerais savoir si des mesures vont être prises pour régulariser intelligemment le mouflon, avant d’organiser d’autres battues ? Est-ce que les responsables de cette situation participent aux frais que ça représente et qui paye tous les dégâts aux agriculteurs ?
Les autres animaux en Baie de Somme et dans le parc du Marquenterre
Le Henson
C’est le cheval de la Baie de Somme issu de croisement entre des chevaux de race Selle Français et Anglo-Arabe. Elle est créée afin d’obtenir une monture adaptée au tourisme équestre.
Le Henson est reconnu comme race par le ministère de l’Agriculture et les Haras nationaux depuis juillet 2003. Chaque dernier week-end d’octobre à la Toussaint a lieu la « Trans’Henson » qui se déroule à l’Espace Equestre Henson-Marquenterre
Environ 1200 sujets sont recensés en France, dont 200 sur le site du Marquenterre. Les chevaux Henson sont aussi reconnus pour leur performance en horse-ball et polocrosse.
La vache écossaise » Highland Cattle «
Elle est présente pour la gestion douce d’éco-pastoralisme. Elle maintient une diversité de la flore. Cette race rustique peut pâturer des zones de landes ou marécageuses mieux que toute autre race.
Elle est très rustique, capable de vivre dans les conditions les plus dures : froid, neige, marais. Elle peut consommer une grande variété de végétaux, ce qui en fait une excellente débroussailleuse. C’est la seule concurrente des moutons. On peut la voir dans le marais du Crotoy.
Pour la visite du parc du Marquenterre et des environs
Pour vous accueillir, 50 salariés, dont 20 guides naturalistes et 5 agents, sont dédiés à la gestion du parc. À l’intérieur du parc, 1 parcours et 13 postes d’observation (boucles de 2 ou 4 kilomètres possibles). Dans les postes d’observation, les guides naturalistes observent avec vous les oiseaux et vous aident à décrypter leur vie sauvage.
Le parc du Marquenterre est le point de départ de balades à vélo avec de nombreuses pistesou à pied à la découverte des sites de la baie de Somme. Vous pouvez aussi faire du vélo rail entre Cayeux et Hurt
Pour rejoindre le parc du Marquenterre, direction le 25 bis, chemin des Garennes, 80120 Saint-Quentin-en-Tourmont. Et pour suivre les informations, rendez-vous sur le site : https://www.baiedesomme.fr/
Vous pouvez réserver vos billets pour la visite du parc. Vous êtes sur une réserve naturelle. Les chiens ne sont pas admis sur le parcours.
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